1. Changer pour que rien ne change. L’adage du Guépard hante tous les présidents. “J’ai changé, parce que j’ai eu à supporter le poids de la conduite des affaires de la France… Et ceci m’a changé. C’étaient des temps qui étaient durs et difficiles. (…) Je me suis battu pour la France et les Français. Cette action, au lieu de m’éloigner d’eux, en réalité, m’a rapproché d’eux. L’expérience me permettra mieux qu’auparavant d’exercer les fonctions de président de la République.” Est-ce Nicolas Sarkozy qui tient un tel propos, à quelques semaines d’un scrutin difficile ? Non, c’est Valéry Giscard d’Estaing, lors du débat face à François Mitterrand le 5 mai 1981. Cinq jours avant la défaite face à celui qui promettait le changement.